Mes yeux vagabondent et glissent sur les étals de surproduction aux senteurs de surconsommation,
Une fourmilière à taille humaine où chacun s'affaire sans se soucier de la condition d'autrui,
Où chacun garde sa foi dans cette société de consommation dont le représentant, que dis-je le gourou,
Est cet étrange personnage aux chaussures et cheveux rouges aux bras écartés accueillant ses fidèles
Sous une non moins plus étrange icone scintillante en forme de M.
Quand soudain me yeux s'accrochent, se figent, se fixent sur un homme agenouillé,
Un panneau entre les mains; les passants s'en detournent, le contournent semblant tous être analphabètes et ne comprenant pas le panonceau :
"J'ai faim"...
Suis-je assez cultivé pour avoir compris le sens de la posture de cet homme, dénouée de fierté, d'orgueil,
Quant à l'honneur bafoué, le sentiment de ne plus se sentir considéré comme un Homme tant la faim vous tiraille, je n'en parle même pas,
Suis-je assez intelligent pour m'être arrêté, et avoir offert quelque chose à cet homme comme
toute entité d'une société aurait fait ?
Après....je me souviens que me yeux ont glissé dans leurs orbites s'échappant à la vue décadente d'un spectacle moderne dont l'acteur principal mourra peut être sur scène;
J'ai continué ma route et au bout d'une dizaine de mètres les battements de mon coeur recouvraient l'écho de ces mots : j'ai faim, j'ai faim.
Today, 'cause I've been changing my mind, I'd like to erase and rewind
