L'histoire du sucre glace

C'est l'histoire d'un amour impossible, comme il en existe tant dans la littérature épique, romanesque et chevaleresque, entre un petit homme en sucre et la fille qui a toujours froid.
Ils fondèrent d'amour l'un pour l'autre au premier regard, un mariage de saveurs, un sorbet de sentiments mais leur amour n'était pas si simple, la moindre sortie, la moindre ballade tournait au cauchemar, un ciel menaçant et voici la peur d'une pluie diluvienne qui surgit. Tous les parents ont déjà répétés : " tu ne vas pas fondre, t'es pas en sucre"....ici en l'occurrence : si. Bien entendu toute baignade était prohibée au risque de voir le petit homme fondre et la fille qui a toujours froid geler jusqu'au sang. L'époque des temps chauds, n'était pas non plus de tout repos, comment profiter d'un quelconque pique nique et ne pas attiser la convoitise de guêpes frivoles et autres insectes avides d'un baiser mielleux. Difficile de jouer aux cartes sans qu'elles ne se collent entre elles et ne finissent en un gluant paquet cartonné alors, ils passaient leur temps, des heures qui leur semblaient si courtes, à s'embrasser longuement; comme elle aimait le serrer contre elle pour se réchauffer et elle avait prit l'habitude de sentir sa douce et poisseuse main dans la sienne.
Malgré toutes les mises en garde, ils fuyaient souvent et la pluie les surprenait, quelques gouttes intemporelles qui ne semblaient avoir d'importance mais après chaque escapade le petit homme en sucre rapetissait et la fille qui a toujours froid avait toujours plus froid...
Elle aimait tant l'embrasser mais ce qu'elle préférait, non pas que ces baisers ne lui laissaient pas un souvenir mémorable, mais elle adorait par-dessus tout, passer sa langue sur ses propres lèvres et gouter ce merveilleux miellat sucré que les lèvres du petit en homme en sucre deposaient à chaque baiser;
Au fil des jours la fille qui a toujours froid ne pu plus se passer de ce nectar, de cette ambroisie, une forme d'addiction irréversible qui la poussait insatiablement à le serrer toujours plus fort, à l'embrasser toujours plus goulûment sans prêter d'attention au petit homme en sucre qui se réduisait toujours plus.
Un soir où elle eu si froid, ils décidèrent d'allumer un petit feu de cheminée se promettant l'un à l'autre de ne pas trop s'en approcher, ils passèrent la soirée à s'embrasser perdus dans les yeux de l'un et de l'autre et finirent par s'endormir, elle la tête sur le coté, le bras ballant et lui serré au creux de sa main tant il avait perdu de sa taille. Le petit homme en sucre tenta en vain de s'extirper de cette douce tenaille attisé par la flamboyante chaleur du feu de cheminée qui ne vacilla à aucun moment...
A son réveil, la fille qui a toujours froid découvrit le petit homme en sucre tout caramélisé au creux de sa main, elle devait réfléchir et vite, elle se décida à l'avaler avec au fond de sa conscience l'intime conviction qu'il resterait ainsi pour toujours au fond de son c½ur.
Les jours passèrent et le petit homme en sucre lui manqua très vite alors elle s'essaya à toute sorte de succédanés, ersatz et autre aspartame, à la recherche désespérée d'une dose de glucose et au fond d'un souvenir éphémère de leur amour impossible.
Elle pleura des jours durant mais aucune de ses larmes ne purent s'écraser au sol, pour la libérer, elles semblaient s'accrocher à ses cils, comme si le petit homme en sucre était bien là, il ne voulait la quitter ; il se laissait parfois aller jusqu'à la commissure de ses lèvres sous la forme d'une larme de cristal qui rassasiait sa promise mais vint le temps où cet amour au compte goutte ne lui suffit plus.
Elle entendit parler d'une fabrique de bonbons qu'elle se décida à découvrir, même si le risque était grand, comment ne pas développer de nouvelles addictions et ne pas oublier le petit homme en sucre;
L'histoire en est ainsi, elle tomba forcement sous le charme d'un bonbon à la mode, aux muscles gélatineux, aux douceurs colorées, les cheveux gominés et dont les baisers acidulés picotaient la langue. Elle fut si joyeuse de pouvoir à nouveau ressentir l'extase de son addiction, oublié le petit homme en sucre, le sucre narcoleptique faisait on oeuvre, que des larmes coulèrent mais cette fois elle ne glisserent pas à sa bouche mais la contournèrent emplis d'un profond mépris, defiant les lois de la gravité. Les larmes coulèrent à flots et finirent par recouvrir le sol de la fabrique, d'abord jusqu'au chevilles de la fille qui a toujours froid, puis aux mollets, puis aux genoux; son stupéfiant nouvel ami ne demanda pas son reste et chevaucha un crocodile gélifié qui flottait par là et s'enfuit ne laissant derrière lui qu'une longue trainée de sucre en poudre.
Les eaux montèrent toujours plus, le petit homme en sucre, sans l'avouer, prevoyait de la noyer, pour venger cet abandon, lui qui s'était donné tout à elle, et pour quels remerciements...
Mais contre toute attente, plus le niveau s'elevait plus la fille qui a toujours froid diminuait de taille, elle qui avait toujours eû froid devait-elle être de glace à l'interieur ?
Cette profusion d'eau sucrée la faisait fondre à son tour....
Sous couvert d'une vengeance passionnelle et contre toute attente, ils se retrouvèrent ainsi reunis enlacés et s'en allèrent dans un tourbillon de reglisse qui les aspira dans les profondeurs d'un monde meilleur mais tant sucré qu'il ne leur restera même pas le goût de l'amertume pour assouvir leur rancoeur...
L'histoire du sucre glace
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# Posté le jeudi 10 décembre 2009 10:16

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 10:08

§Les contes de fées existent§

Pour un bon conte de fées, c'est facile, il faut un royaume, une marâtre, des fées, une princesse et beaucoup d'amour : pour preuve;
Il était une fois un enfant, au royaume des marâtres et des fées vertes, perpétuellement imbibées d'absinthe, et qui s'ennuyait très souvent mais il pouvait compter sur ces amis imaginaires et son ombre.
Mais un jour, son ombre finit par s'enfuir sans lui avec tout son amour sous le bras, ne laissant que quelques gouttes en guise de souvenir.
Heureusement, pour l'occuper, pleuvaient à foison les coups, les ecchymoses, les sempiternelles punitions qui ankylosent ses doigts, assèchent ses yeux et tachent d'auréoles ses cahiers de lignes.
Et quand venait le soir, il était content de pouvoir échafauder quelques plans d'évasion, de fuite sans retour, il se voyait courir sans fin à la lueur de la lune et ne jamais revenir.
Un jour, sa marraine la fée, ivre, se prélassait à l'ombre d'un chêne, et sans sourciller, elle le regarda s'embarquer dans un vaisseau d'acier et s'éloigner, laissant jouets et famille, prince et princesse, chat et meunier sous le murmure de leurs sanglots. Il se retourna longuement, le coeur serré, serré d'abandonner son petit animal domestique enchainé au pied d'une ombre maternelle mais il ne pleura pas, ni pour l'un................ ni pour l'autre.
La suite coule de source, ils se marierent et blablabla...et tout le monde le sait, les contes de fées finissent toujours bien...... pourtant au fond, tu sais que personne ne guérit de son enfance...

Les contes de faits existent.
§Les contes de fées existent§
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# Posté le samedi 05 décembre 2009 13:48

Modifié le jeudi 10 décembre 2009 09:10

Question philosophique n°II

Une abeille peut-elle être allergique au pollen ?
Question philosophique n°II
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# Posté le samedi 05 décembre 2009 13:18

Questions philosophiques n° I

A quoi peuvent bien penser les chats en regardant fixement par la fenêtre pendant des heures ?

Questions philosophiques n° I

# Posté le mardi 12 mai 2009 11:03

Echappée pluvieuse

Je m'élance sur le macadam, dans mon sac à dos mes états d'âmes, le temps s'ecoule comme une fuite et je pars à la poursuite d'un record que je ne battrai jamais, nous sommes d'accord; j'avance sans reflechir, seul ton mepris me fera fléchir, j'essaye de faire le vide au milieu de connaissances dont je suis avide mais par moment encore cette comptine mièvre et sucrée qui s'agglutine sur mes lèvres sucrées. Je reconnais quelques maisons avec raison pendant que j'avale l'asphalte et me nourrit de mots qui m'exalte, soudain la pluie s'en mele, sur le bitume tombe pele-mele quelques gouttes d'amertume et toutes mes idées s'enmelent. il faut accelerer si tu ne veux être tout mouillé, alors je pedale dans le bruit de la chaine rouillée, le ciel devient sombre, mon ombre se noit dans la penombre du crepuscule, une pluie torrentielle se deverse tel un filet d'eau le long de ma nuque, une envie preferentielle pour l'averse mais l'eau le long de ma route m'eclabousse comme un chien egouttant sa fourrure, je crois que je suis arrivé trempé, qu'importe aujourd'hui on ne verra ni mes yeux ni mon âme pleurer...

El Poetjo
Echappée pluvieuse
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# Posté le jeudi 30 avril 2009 11:14

Modifié le samedi 05 décembre 2009 14:01